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Festival du Roman féminin : 2 jours hors du temps


*** Avertissement ***

Je ne suis absolument pas physionomiste et n'ai la mémoire ni des visages ni des noms. (On va mettre ça sur le dos de l'âge, hein ?)

De plus, ces 2 jours ont été incroyablement riches en rencontres et émotions. Alors, si je vous ai oubliée, n'hésitez pas à me le dire à travers l'onglet "Contact". Je me ferai un plaisir de modifier mon article.

« Les Nanouzes à Paris »

Vendredi 12 mai au matin, ma sœur de cœur (ci-après abrégé SdC) et moi partons, fringantes, pour Paris. Direction le 2e Festival du Roman féminin.

3 heures de TGV plus tard, nous voilà dans les couloirs du métro. L’aventure commence en fanfare : SdC introduit son ticket dans la borne, commence à traverser. Les portes se referment sur sa valise. Au terme d’un effort digne d’une épreuve de Koh-Lanta, elle réussit à l’arracher à l’étreinte métallique, puis se rend compte que son ticket, lui, est resté dans l’appareil, de l’autre côté. Après une série de contorsions, elle le récupère et nous pouvons repartir. (Dommage, j’ai oublié de filmer…)

Métro, arrêt à l’hôtel, et en route pour le festival. La pluie n’entame pas notre bonne humeur.

L’Espace Saint-Martin est lumineux et agréable. À l’accueil, nous récupérons nos badges et les fameuses sacoches rouges. (Cela m’a rappelé les sachets-surprises de mon enfance : quel plaisir d’ouvrir la fermeture éclair et de découvrir tous ces trésors !)

Ensuite, direction la salle Dendérah pour mon premier atelier, avec Hana en modératrice. J’y rencontre (enfin !) Vanessa Terral (coauteure aux éditions Laska). Les deux autres participantes sont Sophie Jomain (dont j’ai lu les « Étoiles de Noss Head ») et H. Roy (dont je découvrirais bien « Les Els » à l’occasion).

Le thème de l’atelier est « Romance et Fantastique ». C’est parti pour une heure de discussions et questions-réponses. Malgré mes 10 ans d’enseignement, j’ai un peu le trac : ce n’est que la 2e fois que je me prête à l’exercice en tant qu’auteure. Ensuite, ça va mieux, sans doute grâce à l’ambiance détendue qui règne sur la salle. Découvrir les univers de mes collègues était fort sympathique. (Mention spéciale à Sophie Jomain qui a raconté avoir écrit l’un de ses manuscrits en 3 semaines, performance qui mérite d’être saluée.)

SdC et moi nous arrêtons ensuite pour écouter une lecture. Il s’agit de Cécile Chomin, qui fait découvrir « Pretty wife », puis nous entendons des extraits des audiobooks de Céline Mancellon. (« Pretty wife » est du coup ma prochaine lecture.)

Ensuite, direction le Meet&Greet dans la Galerie de peinture. Stéphanie Pélerin, Julie Huleux et Émilie Collins partagent l’espace. De nombreuses jolies rencontres parsèment cette heure. Certaines festivalières m’ont fait signer des livres qu’elles ont créés pour l’occasion. Chapeau bas pour ce travail qui a dû prendre de nombreuses heures.

Je suis aussi ravie d’avoir pu mettre un visage sur des blogueuses avec qui j’ai échangé sur le net. (Comme je n’ai en revanche aucune mémoire, ni des noms ni des visages, pardonnez-moi si je ne vous reconnais pas la prochaine fois…)

Je rencontre aussi la lumineuse Amhéliie, et charge SdC de ramener un de ses livres lors de la séance de dédicaces du lendemain. Autre rencontre fort sympathique avec Florence Gérard. (Enfin !)

Il est 18h30, l’heure de partir.

Après un détour par l’hôtel, nous partons dîner. Avouons-le tout de suite : pour les épicuriennes que SdC et moi sommes, Paris est un paradis. Notre choix se porte sur le Tao Asian Fusion. Et là… Miaaaaaaam !

Les cocktails sont à tomber (ou à se relever la nuit, à choix), les sushis (saumon/avocat/mangue et saumon mi-cuit/crabe) à se rouler par terre et le bibimbap à devoir défaire sa ceinture d’un cran. Ce que je fais, d’ailleurs. Vaincues par la quantité, nous abandonnons l’idée d'enfourner encore un dessert chacune et partageons 2 (petits) moshis en dessert (mangue : quelconque, thé vert : délicieux).

Comme nous ressemblons alors à des culbutos, nous décidons de faire un détour par le quai des Orfèvres pour digérer. Sur le passage piéton (au vert) menant au quai longeant la Seine, SdC plonge le nez dans son plan et ralentit. Un bruit résonne à mes oreilles, sans faire sens. Il faut dire qu’à Paris, les gens conduisent en klaxonnant. Le bruit s’intensifie, se rapproche. Je tourne la tête, me fige l’espace d’un instant. Un car de police, gyrophare allumé et sirène hurlante, fonce sur nous. J’ai le temps de dire « Oh merde ! », d’attraper SdC par le bras et de bondir sur le trottoir juste avant que le véhicule nous rase les talons.

Une fois remises de nos émotions, nous partons d’un fou rire monstrueux. Les « Nanouzes à Paris », c’est digne de Gaston Lagaffe.

De retour à l’hôtel, nous tombons comme des masses, épuisées par cette magnifique première journée.

Samedi 13 mai 2017

Après un roboratif petit-déjeuner, nous repartons à l’Espace Saint-Martin. Le soleil brille sur Paris.

Notre journée commence par l’Atelier d’écriture organisé par Le Boudoir écarlate. Nous sommes une dizaine autour de la table, dont deux auteurs : Emilie Collins et Céline Mancellon. Le but du jeu est de créer une 4e de couverture et un visuel à partir de contraintes tirées au sort.

Nous rions beaucoup en concoctant notre livre, « La prisonnière du cristal » (contraintes : humain, dragon, conspiration contre les humains).

Ce premier essai respecte parfaitement les consignes. Trop, d’ailleurs : le but du jeu est plutôt de faire rire l’assemblée.

Changement de ton pour la seconde manche, en romance contemporaine. « Alzheimour » naît de nos imaginations débridées. (Contraintes : intellectuelle timide, soldat, faux numéro).

Si nous perdons encore, ça n’a aucune importance : ces moments d’échanges et de rires se suffisent à eux-mêmes.

La 3e manche nous inspire beaucoup moins. Contraintes : c’est une salope, mais…, barman, amoureuse du meilleur ami de son frère. Là, nous délirons totalement pour créer notre histoire.

Au final, nous avons perdu toutes les manches en passant deux heures savoureuses. Un grand merci au Boudoir !

Pas le temps de chômer, il faut se rendre à la table ronde « Écrire plusieurs genres », en salle Karnak. À mes côtés se trouvent Sarah Clain (coauteur chez City), Émilie Collins (avec qui je viens de passer 2 heures délirantes) et Chloé Wilkox. Lys sera la modératrice.

Je me sens beaucoup plus à l’aise que la veille et évoque diverses anecdotes (dont la dédicace qui m’a mise le plus mal à l’aise). L’heure file à la vitesse d’un TGV et il est déjà temps de nous rendre en salle Louxor pour une lecture en compagnie de Sarah Clain. La foule en liesse nous acclame (2 personnes). Nous lisons pour elles. L’extrait de Sarah me donne envie de découvrir son livre. (Bientôt dans mon panier Amazon.)

Et voilà, il est 13h, et j’ai quartier libre jusqu’à la grande séance de dédicaces. Une énorme envie de poulet frit me tenaille en passant devant le KFC. (Comme il n’y en a pas à Genève…) 4 blancs de poulet et 4 hot wings plus tard, nous partons en balade dans les rues animées. Nos pas nous mènent aux Halles où nous entrons, fascinées comme des gamines, dans la boutique Lego. Héroïques, nous ressortons sans rien acheter, avec des briques en plastique plein les yeux.

Notre second arrêt sera la boutique Le petit duc. Mes souvenirs d’enfance me remontent à la mémoire tandis que je découvre les trésors sucrés qui s’alignent sur les étagères. Nougat, caramels, biscuits. Bonbons extraordinaires : fraises au cœur liquide, framboises fourrées à la confiture, graines, feuilles et pétales de plantes enrobés de sucre. SdC et moi ramenons des sucreries pour toute la famille.

Après un délicieux muffin au Pain quotidien, nous retrouvons le Festival. Il fait très chaud dans la salle Philae. Je m’installe, les portes s’ouvrent. Nous sommes bientôt 400 sous la verrière. Les files s’étirent derrière les tables, les auteures signent, discutent, se font prendre en photo. Ces deux heures filent sans que je m’en rende compte. 50 livres en 120 minutes, ça fait moins de trois minutes par lecteur. C’est court, trop court. J’aurais aimé avoir le temps de discuter davantage avec les lectrices. La pile diminue à vue d’œil. Je donne finalement mon livre personnel à une lectrice déjà passée me dire bonjour au Meet&Greet et ai le temps de faire la bise à K.Sangil.

À 18h30, SdC et moi filons, car notre train part à 19h11. Dans le métro, nous nous rendons compte que nous avons été optimistes : nous risquons bien de le rater…

Le M1 s’arrête à 19h04 en Gare de Lyon. Cette fois, c’est sûr : soit nous réussissons juste à sauter dans le TGV, soit nous assisterons à son départ depuis le quai. Comme dans les livres, nous piquons un sprint dans les couloirs encombrés en criant « Pardon ! Excusez-moi ! » Si ma valise n’est pas trop lourde, celle de SdC déborde de livres. Je la sème en lui criant que je retiendrai le train. (J’aurais bien aimé voir ça, d’ailleurs.)

Nous arrivons sur le quai à 19h08, et grimpons dans notre wagon à 19h10. Pile à l’heure, en bonnes Suissesses que nous sommes !

Nos pieds sont en compote, nous transpirons plus que Roger Federer après un match de 3 heures, mais nous avons réussi à terminer en fanfare ce magnifique week-end.

Encore merci aux organisatrices pour ce Festival et aux éditions City pour leur participation !

#Festival #écriture #coupdecoeur #salondulivre #Viedauteur

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